Mme Madeleine Diouf Sarr, Direction de l’environnement : «On veut émerger, on veut se développer, mais … »

«On veut émerger, on veut se développer, mais … »

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“Les pays en développement commencent à devenir les plus grands émetteurs de gaz à effet de serres. Ce qui entraîne une fonte des neiges et des glaces, une élévation du niveau de la mer, une augmentation des phénomènes extrêmes, une augmentation de la température», a indiqué Mme Madeleine Diouf Sarr, Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec) au cours d’un atelier de renforcement de capacités des journalistes. Une rencontre où il était question, pour les participants, d’échanger sur la destruction de la couche d’ozone et les changements climatiques. En service à la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), Mme Sarr, une des panélistes, a profité de la rencontre pour tirer la sonnette d’alarme et prévenir les autorités étatiques. Mais aussi sensibiliser surtout la population sur les impacts négatifs que vont entrainer les changements climatiques au Sénégal, si des mesures conservatoires ou alternatives ne sont pas mises en œuvre, le plus rapidement.

L’eau va être un problème dans les années à venir pour notre région
D’avis que les activités de l’homme sont en train de changer le fonctionnement des climats, Mme Sarr prévient : «Il va faire de plus en plus chaud. (…). Au niveau du Sénégal, il est clair qu’il y aura un déficit hydrique. Prévenir la pluie est complexe. On ne maitrise pas les effets des changements climatiques», a affirmé la dame. Elle en veut pour preuve qu’il y a des incertitudes de plus en plus prononcées dans tout ce qui est précipitation. La température et la précipitation connaissent, pour leur part, une tendance baissière. Il va faire de plus en plus chaud. Les gens ne sont pas pessimistes. On aura de plus en plus besoin de la climatisation, s’il n’y a pas de solution pour palier au réchauffement de la terre. Et si on continue d’utiliser la climatisation, le problème sera toujours là», dit-elle. Mme Sarr note que «les conséquences, on les voit déjà. Il nous faut trouver des moyens pour avoir des microclimats. L’eau va être un problème dans les années à venir pour notre région. La mer monte, la température aussi. Il faut analyser cette combinaison. On veut émerger. On veut se développer. Mais cela entraine des impacts socioéconomiques. Pour prévenir tous ces problèmes, elle avance qu’«il y a des batteries de solutions qu’il faut mettre en œuvre rapidement». Surtout quand l’on sait que «les pays chauds vont être davantage chauds”. “Il faut de nouvelles formes de comportements, une adaptation. Il y a des événements externes, on risque d’avoir des pertes en vies humaines. Cela on doit le préparer», avertit Mme Sarr.

seneweb News

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