CHANGEMENT CLIMATIQUE: Ziguinchor se dote d’un réseau scientifique

Un réseau scientifique au service du développement en Casamance a été porté sur les fonts baptismaux, hier, dans la capitale méridionale du pays, à l’issue d’une rencontre de trois (03) jours sur « Eaux et Sociétés face au changement climatique dans le bassin de la Casamance ».

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Le bassin de la Casamance se caractérise par l’importance et la variété de sa couverture végétale qui représente la plus grande réserve forestière du Sénégal. Cependant, depuis quelques décennies, les dynamiques démographiques et les conditions sociopolitiques, conjuguées aux effets de la sécheresse, ont profondément modifié les socio-agro-écosystèmes. Convaincus que l’analyse de la problématique changement climatique constitue un élément clés pour promouvoir le développement agricole, notamment rizicole, le Conseil National des Recherches d’Italie, en collaboration avec le Patrimoines et Territoires de l’Eau (PATEO), l’institut sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et l’Université Assane Seck de Ziguinchor ont convenu d’une rencontre de trois jours à Ziguinchor.

L’ atelier, financé par la Coopération Italienne au Développement et le Programme d’Appui au Programme National  d’Investissement dans l’Agriculture au Sénégal (PAPSEN), se veut une occasion d’échange entre les institutions de recherche actives dans la région pour faire le point sur les recherches récentes ou en cours sur les problèmes d’environnement et de sociétés causés par le Changement Climatique et ses effets hydrologiques, avec focus sur la mangrove, la riziculture, l’érosion côtière, la salinisation des eaux et des sols dans le bassin du fleuve Casamance, y compris  les stratégies d’adaptation et de minimisation des risques.

A cet effet, une table ronde a été organisée le 3ème jour de cette rencontre qui a enregistré la  participation d’éminents scientifiques et chercheurs en provenance d’horizons divers, pour lancer « l’Initiative Casamance ». Un réseau scientifique qui vise à harmoniser la demande et l’offre de produits scientifiques au service du développement de la Casamance. Selon le Géographe Hydrologue Luc Decroix, du Patrimoine et Territoire de l’Eau (PATEO), ce réseau de chercheurs internationaux, constitué d’organismes de recherche- développement, d’institutions spécialisées et d’universités, va se pencher sur des questions scientifiques et sociétales, échanger sur les points de vue, se rencontrer régulièrement pour remonter de la société, les questions auxquelles les scientifiques doivent répondre en priorité et appliquer les réponses,  les solutions préconisées et les recommandations pour le développement de la région.

HUBERT SAGNA

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